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Historique des soirées Lèwoz
de Ka Maniok
Photo 2005, 2006, 2007,
2008 ,2009, 2010, 2016,2018
cliquez IcI |
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GWOKA,sé biten a vyé nèg, sé mizik a nèg mawon
Jadis ce refrain était sur un grand nombre
de lèvres. Pourtant, aujourd'hui on tient un tout autre langage à propos
de cette même musique:

Ban mwen ti gwoka an mwen
pas mizik la sa sé tan mwen
Sé mizik a nèg kon mwen
I fo pa nou lésèy tonbé
Le Gwo Ka est né à une période sombre de l'histoire des Guadeloupéens au début du XVIIIème siècle.
Il est non seulement une musique mais
aussi tout ce qui gravite autour d'elle: la danse, les jeux, les blagues
, une certaine manière d'être. 
Les recherches musicologiques permettent aujourd'hui de trouver les racines du Gwo Ka dans les percussions et dans les chants des pays de la côte ouest du continent africain (Golfe de Guinée, ancien royaume du Congo...).
A partir des musiques et des danses extrêmement riches et diverses de leur pays d'origine, les esclaves ont élaboré un outil de communication, un art nouveau (au même titre que le créole) : le Gwo Ka.
Ce genre musical se caractérise par une typologie africaine :
- forme répétitive,
- l'improvisation,
- les mouvements physiques de danse liés à la musique,
- les réponses entre un soliste et le choeur,
- la syncope sur les temps faibles.
L'origine du mot Ka ou Gwo Ka demeure très ambiguë.
Il viendrait d'un quart de tonneau qui servirait au transport de la viande, ou du
N'goka que l'on retrouve dans le haut Dahomey et en Angola.On retrouve le mot Ka et Gwo Ka avec peu de variantes à la Nouvelle Orléans, en Haïti, à Cuba et aux Iles vierges.
Historiquement lié au système de la plantation, le Gwo Ka était une culture, de même que la manifestation Sware
Lewoz, exclusivement rurale.
La musique Gwo Ka s'est adaptée au milieu et était présente dans
tous les actes de la vie quotidienne (comme en Afrique) naissance, mort, gîte, révolte, tâches journalières, romances etc...
C'est pourquoi on peut répertorier différents types de chants ou styles gwo ka.
Les influences (mode de vie et genre musical) du "maître" se sont greffées à cette base (phénomène de créolisation), pour donner les sept rythmes ou danses que nous connaissons :
le Léwòz, le
Menndé, le Kaladjya, le Graj, le Woulé, le
Padjanbèl et le Toumblak. Le mot GWO KA désigne aussi
bien l'instrument que la musique elle- même
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Le Gwo
KA
est l’âme même du peuple Créole,
dans
ces rythmes nos ancêtres esclaves ont
laissé toute leur souffrance et leur révolte ;
interdit avant 1848, ignoré, méconnu. Le
Ka, avec toute sa puissance
revendique aujourd’hui sa place comme étant la musique
privilégiée de la culture du peuple créole. |
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est un rythme guerrier, il rythmait les attaques de plantations, mais aussi une
danse incantatrice . |

symbolise la lutte en amour. |
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Est une danse de la coupe de la canne.
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accompagne les travaux de production agricole (ex : le grage manioc, le jardin, la cueillette). |
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la danse du ventre, la danse de la fertilité |
Serait le dernier rythme arrivé au pays avec la venue des congos |

est la "valse créole" pour charmer et
singer le blanc |

le:
«Le jeu des mayoleurs est un duel aux bâtons sous forme de danse.
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RYTHME ANCIEN
EN VOIE DE DISPARITION |
Les chants du travail |
Nous devons signaler maintenant l’existence d’un rythme ancien, qui, selon le
témoignage d’un «makchè »
de Sainte-Rose, représente une variante du kaladja .
Il s’agit du:
« Balansé» qui
là encore n a rien à voir avec le: Lansié »
de Martinique, danse de quadrille.
Le «
balansé »
est un rythme très difficile à exécuter
et ses battements risquent à tout moment d’être confondus avec ceux du
<i grandjanbel
». C’est très certainement cette difficulté d’exécution qui a fait de
lui un «
konnyé » tout
à fait méconnu et actuellement complètement laissé dans l’oubli même par
les «
Boulakchen »,
les plus anciens.
«Jeunesse mantin ou ansois
Pâté di b Pâté di b Pou lavé grai
(Jeunesse du Lamentin ou de
l’A nse-Bertrand, portez de l’eau
pour laver la farine gragée)»
Pourtant, un très célèbre
« makchè »nous
attirmait que ce chant n’est pas celui d’un woulé
>‘, mais d’un «toumblak ».
Cette confusion possible au niveau
des chants ne doit pas trop surprendre, mais plutôt permettre de
comprendre comment la rigueur est un élément important dans le
façon stricte à tous les
niveaux.
On ne peut en aucun cas interpréter
une chanson de «
léwôz »
sur un rythme de «
kaladja »
par exemple.
C’est là un fait qui vient encore
prouver que le «
gwoka» contrairement à ce que soutiennent quelques uns,
n’est pas une musique facile à jouer, car il possède des règles
fondamentales précises qu’il faut constamment respecter.
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Cela s'appelait Kannida, chant à konwa, chant à
labour, introduits pendant la période esclavagiste afin d'accroître la
productivité
("damné la Ri", "saklé té",
"chanté la vwa bef", pour sillonner un terrain - chanté "siyed long" scieurs de
long).
Tous ces chants ont disparus de nos jours, sauf à Marie-Galante où persistent
quelques chants.

«OuléIé, Irèn é
Iréna
Ouléléé, Violèt é Violéta
Oulélé, Awmel é Awmélia
Sé la jenn jan la pwent
Ka mandé réklam a yo
Oulélé, Iala la ala
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Pour en savoir
plus
Les Méthodes et les livres
- Méthode de Percussions*(caraibes)
de Henri Guedon
Edité en 1985, chez
Alphonse Leduc, la méthode de l'Antillais Henri
Guedon, recouvre bon nombre d'instruments avec des sources
historiques, des conseils pratiques, des partitions et
quelques photographies de concerts.
On peut trouver dans cette méthode, devenue rare, une partie
sur le tambour "Gros-Kâ" prononcé "Gwoka" (Guadeloupe) ou
tambour "Bel-air" prononcé "Bélé" (Martinique). On apprendra
grâce à cette méthode, l'orchestration d'une pièce musicale
antillaise avec l'orchestre de percussions :
- Sha-Sha prononcé Cha-Cha (famille des idiophones, tube
métallique remplie de granulés),
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- le Ti-Bois (tube de bambou frappé par des baguettes et nom
du rythme de l'instrument),
- le Ti-Bass (tambour sur cadre proche du Bendir oriental,
conducteur de l'ensemble)
La méthode de Henri Guedon traite aussi des percussions
suivantes:
Congas, Batas, Steel Drum, Balafon, Sanza ou Kalimba, Bol
Tibétain, Timbales, Shékéré... Un condensé très intéressant
et bien fournit, avec une discographie et une bibliographie.
A consulter impérativement pour les amateurs de méthodes, ou
pour les débutants désireux de faire un tour d'horizon sur
quelques percussions.
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A lire :
- Métòd-ka
(Christian DAHOMAY)
- Traité de Gro Ka Modèn (Gérard LOCKEL)
- Méthode d’apprentissage des 7 rythmes du gwoka
(Georges Troupe)
- Gwo-ka Méthode (Yves THOLE)
- Le gwo-Ka (
Jean-Fred CASTRY)
de l’éveil musical à l’improvisation
*La "Métòd-Ka"
a été rééditée. Elle est disponible à Pointe-à-Pitre: les Ets Cougoul.
Vous pouvez la commander à : "Métòd-Ka"[/b] B.P. 23
97122 Baie-Mahault Cedex
-
Musiques et Danses Afro-Caraïbes (Sully-CALLY/
LEZIN)
- Musiques et Musiciens
de la Guadeloupe ( Alex et Françoise URI)
- DIADYE (Jocelyn
GABALI)
- Como sueña un tambor
(L.A. Neira BETANCOURT)
- Histoire de la
Guadeloupe (M.A. LACOUR)
- Musiques Caraïbes
(Isabelle LEYMARIE)
- Mèt abèlè (E.
Jean BAPTISTE/ M. LECHEVALIER)
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